dimanche 16 mars 2014
Jean, Jane et la Gorgone
En 1962, Jean-Claude Forest devint un nom très apprécié de la SF francophone. La raison ? Barbarella.
Apparue alors en épisodes dans V-Magazine dans ce qui sera la première nouvelle (on en compte quatre au total) consacrée à la vagabonde de l'espace, Barbarella n'est pas encore l'icône fanfrelucheuse des sixties qu'elle deviendra dans la peau de Jane Fonda. Cependant, n'ayant jamais lu les cases originales, c'est bien à ce film que je vais me référer.
Entre toutes les scènes hallucinantes du trip sucré imaginé par Roger Vadim, une a toujours retenu mon attention : la fulgurante séduction de l'homme des glaces dans son traineau à voile. Cette scène, délicieusement absurde et prétexte à toujours plus de grimaces infantiles de la part de la jolie Jane, est un étrange retournement d'une autre que Forest avait illustrée près de dix ans plus tôt : la rencontre de Northwest Smith et d'une étrange créature dans la première nouvelle de C.L. Moore, Shambleau.
Originellement parue dans le numéro de novembre 1933 de Weird Tales, Shambleau est une réimagination fort intrigante du combat entre Persée et Méduse. Elle fut publiée une première fois en 1954 dans l'anthologie Escales dans l'infini, traduite par G.H. Gallet.
L'année suivante, V-Magazine la réimprimera avec un bonus : seize pages d'illustrations de Jean-Claude Forest.
Que voici.
Notez qu'un autre futur grand monsieur a avoir été fortement marqué par la nouvelle de Catherine Moore fut John Milius. Mais si, souvenez-vous de cette scène où Conan paye de son corps la divination d'une sorcière avant de manquer de finir en gigot...
jeudi 6 mars 2014
...et Turok
Le #1 de mon top séquentiel fut "Turok, Turok, Turok et Turok."
Depuis le mois dernier, il faut y ajouter Turok, jeune indien du XIIème siècle façon Dynamite Entertainment, et premier élément de leur "Golden Key Universe". L'éditeur, spécialiste de la vieille licence, s'est offert les titres Gold Key que Dark Horse, sous la houlette de Jim Shooter, avait essayé de revitaliser en 2010 : Magnus Robot Fighter, Solar Man of the Aton et, donc, Turok Dinosaur Hunter.
Shooter avait déjà usé de ces noms avec un certain succès chez Valiant au début des années 90 et, suite à leur échec chez Dark Horse (où ils étaient accompagnés de Mighty Samson), nombreux étaient ceux qui se demandaient si Valiant n'allait pas à nouveau s'offrir ces personnages phrases des 50's. Finalement, ce ennième revival se fera chez Dynamite et dans un univers qu'on suppose commun.. Du moins, si les temporalités ne se croiseront probablement pas, c'est ce que laisse entendre le nom de "Golden key universe".
Annoncé en octobre dernier, la ligne comprenait Turok par Greg Pak (Planet Hulk), Magnus par Fred Van Lente (Incredible Hercules, Archer & Armstrong) et Solar par Frank Barbière (Five Ghosts)... Et aussi l'obscur Doctor Spektor par Mark Waid (Kingdom Come, Fantastic Four).
Je me fous totalement de Solar et Spektor, mais Van Lente sur Magnus, ça me parle, et toute chose avec un indien et des dinos surexcite le gamin de 10 ans au fond de moi. Ainsi donc, sur ma liste depuis quelques temps, le premier numéro du Turok nouveau est arrivé en février, et presque un mois plus tard au jour près, je viens de le lire.
Sans surprise, c'est l'artwork promo de l'automne dernier qui sert de cover. L'intention est louable, remarquez, puisqu'il reprend celui du #1 de Valiant de 1993 (qu'avait déjà repris le jeu de 2008). Le problème, c'est que ce visuel vend de l'action, des dinosaures, et le Turok qu'on connait, rajeunit, mais qu'on n'a évidemment entre les mains qu'un épisode 1 d'introduction. Du coup, on se retrouve à lire vingt pages à vrai dire assez plates, qui posent ce nouvel avatar de l'indien tueur de lézards comme un ado torturé borderline bieeeen moderne et cliché, dont les parents sont morts et qui vit en marge, rejeté par les siens. Banal et ennuyeuse, cette trop longue exposition permet toutefois d'apprécier une réinvention plutôt intéressante d'Andar, de neveu servant d'apprenti en un jeune bully probablement plus vieux que Turok. Le noeud de ce numéro s'avère être une tentative de Turok pour buter purement et simplement Andar et sa bande. Il y arrive plus ou moins, mais d'une manière à laquelle il ne s'attendait pas : dino attack !
Dans les dernières pages, on entre ainsi enfin dans le vif d'un sujet fort intrigant : nous sommes en 1200 et des brouettes, les croisés viennent de débarquer au nom du Roi Jean d'Angleterre, et ils ont avec eux des dinos en cages. Ouaip.
Greg Pak est coutumier du renversement d'origines et du secouage de personnages archi connu. La gailliard a quand même transformé Hulk en figure Conano-JohnCarteriennne des plus délectables. Pas de surprise, donc, à le voir tourner l'origine de Turok sur la tête, sabordant au passage le trop classique "gentils indiens attaqués par des cowboys" pour nous la jouer Troisième Croisade. Et ces dinos en cage, marqués d'une croix, me font trépigner.
En annonçant Turok, Dynamite avait également fait une promo rapide pour son futur Doc Savage. Sorti un mois avant l'indien, l'Homme de Bronze s'avérait être en tout point conforme à son modèle et quelque peu ennuyeux, quoique la sève pulp fut bien présente. Turok, lui, a tellement d'origines différentes qu'il eut été bien compliqué de la jouer classique. Greg Pak l'a fait et, en trois pages de fin d'épisode, défait.
J'ai pas lu l'épisode 2 de Doc Savage, mais j'attends celui de Turok avec impatience. Surtout que le trait de Mirko Colak, sans réellement présenter quoi que ce soit de notable, est des plus agréables.
Depuis le mois dernier, il faut y ajouter Turok, jeune indien du XIIème siècle façon Dynamite Entertainment, et premier élément de leur "Golden Key Universe". L'éditeur, spécialiste de la vieille licence, s'est offert les titres Gold Key que Dark Horse, sous la houlette de Jim Shooter, avait essayé de revitaliser en 2010 : Magnus Robot Fighter, Solar Man of the Aton et, donc, Turok Dinosaur Hunter.
Shooter avait déjà usé de ces noms avec un certain succès chez Valiant au début des années 90 et, suite à leur échec chez Dark Horse (où ils étaient accompagnés de Mighty Samson), nombreux étaient ceux qui se demandaient si Valiant n'allait pas à nouveau s'offrir ces personnages phrases des 50's. Finalement, ce ennième revival se fera chez Dynamite et dans un univers qu'on suppose commun.. Du moins, si les temporalités ne se croiseront probablement pas, c'est ce que laisse entendre le nom de "Golden key universe".
Annoncé en octobre dernier, la ligne comprenait Turok par Greg Pak (Planet Hulk), Magnus par Fred Van Lente (Incredible Hercules, Archer & Armstrong) et Solar par Frank Barbière (Five Ghosts)... Et aussi l'obscur Doctor Spektor par Mark Waid (Kingdom Come, Fantastic Four).
he
line will be edited by former Marvel editor Nate Cosby, and he’s got a
pretty fine collection of writers to work with. Mark Waid will be
penning the new Doctor Spektor series, Greg Pak will write Turok, Fred Van Lente will take the reins of the Magnus series and Frank Barbiere will handle Solar.
Read More: New Turok, Magnus, Solar And Doctor Spektor Comics Coming From Dynamite In 2014 [NYCC 2013] | http://comicsalliance.com/turok-magnus-solar-doctor-spektor-comics-dynamite/?trackback=tsmclip
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pretty fine collection of writers to work with. Mark Waid will be
penning the new Doctor Spektor series, Greg Pak will write Turok, Fred Van Lente will take the reins of the Magnus series and Frank Barbiere will handle Solar.
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line will be edited by former Marvel editor Nate Cosby, and he’s got a
pretty fine collection of writers to work with. Mark Waid will be
penning the new Doctor Spektor series, Greg Pak will write Turok, Fred Van Lente will take the reins of the Magnus series and Frank Barbiere will handle Solar.
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Je me fous totalement de Solar et Spektor, mais Van Lente sur Magnus, ça me parle, et toute chose avec un indien et des dinos surexcite le gamin de 10 ans au fond de moi. Ainsi donc, sur ma liste depuis quelques temps, le premier numéro du Turok nouveau est arrivé en février, et presque un mois plus tard au jour près, je viens de le lire.
Sans surprise, c'est l'artwork promo de l'automne dernier qui sert de cover. L'intention est louable, remarquez, puisqu'il reprend celui du #1 de Valiant de 1993 (qu'avait déjà repris le jeu de 2008). Le problème, c'est que ce visuel vend de l'action, des dinosaures, et le Turok qu'on connait, rajeunit, mais qu'on n'a évidemment entre les mains qu'un épisode 1 d'introduction. Du coup, on se retrouve à lire vingt pages à vrai dire assez plates, qui posent ce nouvel avatar de l'indien tueur de lézards comme un ado torturé borderline bieeeen moderne et cliché, dont les parents sont morts et qui vit en marge, rejeté par les siens. Banal et ennuyeuse, cette trop longue exposition permet toutefois d'apprécier une réinvention plutôt intéressante d'Andar, de neveu servant d'apprenti en un jeune bully probablement plus vieux que Turok. Le noeud de ce numéro s'avère être une tentative de Turok pour buter purement et simplement Andar et sa bande. Il y arrive plus ou moins, mais d'une manière à laquelle il ne s'attendait pas : dino attack !
Dans les dernières pages, on entre ainsi enfin dans le vif d'un sujet fort intrigant : nous sommes en 1200 et des brouettes, les croisés viennent de débarquer au nom du Roi Jean d'Angleterre, et ils ont avec eux des dinos en cages. Ouaip.
Greg Pak est coutumier du renversement d'origines et du secouage de personnages archi connu. La gailliard a quand même transformé Hulk en figure Conano-JohnCarteriennne des plus délectables. Pas de surprise, donc, à le voir tourner l'origine de Turok sur la tête, sabordant au passage le trop classique "gentils indiens attaqués par des cowboys" pour nous la jouer Troisième Croisade. Et ces dinos en cage, marqués d'une croix, me font trépigner.
En annonçant Turok, Dynamite avait également fait une promo rapide pour son futur Doc Savage. Sorti un mois avant l'indien, l'Homme de Bronze s'avérait être en tout point conforme à son modèle et quelque peu ennuyeux, quoique la sève pulp fut bien présente. Turok, lui, a tellement d'origines différentes qu'il eut été bien compliqué de la jouer classique. Greg Pak l'a fait et, en trois pages de fin d'épisode, défait.
J'ai pas lu l'épisode 2 de Doc Savage, mais j'attends celui de Turok avec impatience. Surtout que le trait de Mirko Colak, sans réellement présenter quoi que ce soit de notable, est des plus agréables.
mercredi 5 mars 2014
Random work of wow : Crawling back to life
Crawl est environ le 700ème jeu du nom. Crawl est un beat'em all multijoueur. Crawl a probablement le meilleur trailer narratif de l'histoire du jeu vidéo, une explication pure et simple du gamedesign, en jeu, in character. Et c'est tellement simple que c'en est lumineux. On s'attardera sur le style discutable du graphisme plus tard...
mercredi 8 mai 2013
dimanche 5 mai 2013
Blog this, pal ! 100 things I love about comics
Avant toute chose, sachez que si l'on a tendance à se limiter aux super-héros lorsqu'on en parle, le terme comics comprend toute bande dessinée, quelle que soit son origine, style et sujet, et pas seulement les machins avec des gens en spandex fushia qui lancent du feu par les oreilles. Ce point éclairci, citons donc, dans le désordre, cent trucs que j'aime à propos des bandes dessinées. Notez toutefois que je parle quand même beaucoup de bédés made in USA.
1. Turok, Turok, Turok et Turok.
2. Des cases et des cases et des cases sur des pages et des pages et des pages de dessins
3. Lucky Luke
4. Hergé, Osamu Tezuka et Walt Disney
5. Planetary
6. Le Valiant Comics de Jim Shooter
7. La continuité. J'adore lire les aventures de personnages qui ont des décennies d'histoire(s) derrière eux. Rattraper vingt ans de parutions en trois jours de lectures compulsives, c'est un de mes grands plaisirs bédéphiles.
8. Super Picsou Géant
9. "SHAZAM !"
10. The Phantom, que je lis religieusement chaque jour depuis des années
11. Etre émerveillé par des trésors de storytelling et le dynamisme d'une page
12. On ne peut pas remanger cette succulente tarte aux pommes ou reboire son chocolat chaud, mais on peut relire une bédé.
13. Conan par Roy Thomas et John Buscema
14. Warren Ellis
15. Etre chauve, nu, pailleté et quand même péter la classe debout sur un surf
16. Buck Danny, Dan Cooper, Biggles et plein de bédés avec des n'avions
17. Kamandi, La Planète des Singes selon Jack Kirby
18. Les polars d'Ed Brubaker
19. Etre pris d'une frénésie achetative à la sortie d'une nouvelle série
20. Les reboots et adaptations de héros pulp (The Shadow par Howard Chaykin chez DC, le Spider du futur de Tim Truman, les éditions Moonstone, First Wave, les expérimentations de Dynamite...)
21. JLA/Avengers, "an event thirty years in the making," prétexte gamin et regressif à un festival de splash pages complètement folles de George Perez.
22. L'absence de symbole sur la poitrine de Power Girl
23. Usagi Yojimbo
24. Moins cher que la drogue et tout aussi efficace
25. M'croyez pas ? Lisez Swamp Thing, pour rire
26. Le Tarzan de Joe Kubert
27. Lire Judge Dredd avec la voix de Stallone
28. Jim Steranko et le Pop-Art
29. L'autre Captain Marvel. Et l'autre. Et l'autre.
30. Francesco Francavilla
31. Classics Illustrated, ou quand les grands noms du comic-book adaptent Dumas, Poe, Melville, Doyle, Hugo, Wells, Homère...
32. Les cinq premières pages de New X-Men #138
33. Les covers collector à thème (des singes, des zombies, des x-babies...)
34. The Spirit, le Citizen Kane des comics
35. EC Comics circa 1950-53, le Shining des comics
36. Les origines rétroactives. Les Invaders, par exemple, ou "comment rendre à une batterie de personnages épars et/ou oubliés dans l'histoire la gloire qu'ils n'ont jamais eu."
37. Leiji Matsumoto
38. Spider-Man 2099
39. Le beaucoup trop rare Marcelo Frusin.
40. Stan Lee. C'est un peu l'oncle bizarre de la famille, celui qui prétend voyager partout et raconte des histoires délirantes auxquelles personne ne croit en faisant de grands gestes désordonnés. Vous avez un oncle comme ça, ne mentez pas.
41. Paperinik, alias Fantomiald par chez nous. Un super-héros au pays des canards, inventé par... des italiens.
42. La batterie de héros western overkitschs qui traînent chez Marvel et DC
43. Axa et les délires post-apo sexy des 70's
44. Planet Hulk, quand John Carter se met au vert.
45. "I say thee NAY!"
46. Les citations hors-contexte
47. Jean Giraud, Gir et Moebius.
48. Lire un magazine de cent pages et quatre histoires pour 24FF (3.65€) quand les 'ricains payent 3$ pour vingt-cinq pages dont dix de pub...
49. Savage Sword of Conan, 2000AD, Metal Hurlant, Vampirella, Eerie, Creepy, Fantastik, Ere comprimée et une demi-douzaine d'autres magazines pour adultes des 70's.
50. Trop de tarzanides pour que je prenne la peine de les lister (Sheena, Akim, Ka-Zar,...)
51. Marvel 'Nuff Said et son expérimentation muette
52. John Constantine
53. The Immortal Iron Fist de Brubaker et Aja
54. JLA & JSA: Virtue and Vice, ce que les lecteurs de comics avaient de plus proche d'un megablockbuster hollywoodien avant les megablockbusters hollywoodien (c'est un peu écrit par David S. Goyer).
55. Angel Medina sur Spider-Man
56. Les daily strips d'une case/ligne/page
57. Quand Red Sonya devient Red Sonja
58. Rahan, fils des âges farouches
59. L'ère xénozoïque
60. "To me, my X-Men !"
61. Les Defenders
62. Les univers étendus Aliens et Predator, et le clash au milieu.
63. Anything Ghost Rider.
64. Calvin and Hobbes
65. Alix et Jhen, de Jacques Martin
66. Les deux-cent cinquante-sept séries qui naissent du ping pong éditorial sur certains personnages (Zorro, Tarzan, les multiples licences de King Features...)
67. Fin Fang Foom. Sérieusement. Un dragon géant en calbute violet, what's not to like ?
68. Les intégrales gargantuesques et le format omnibus
69. Jijé, le papa de la bédé belge moderne.
70. Le pop culture brew et le jeu des références
71. Lire en mangeant des biscuits
72."LOOK ! Naked Belgians !" -Spider-Man dans The Amazing Spider-Man Dark Reign: The List
73. Les Quatre Fantastiques
74. Carlos Pacheco sur Les Quatre Fantastiques
75. Mike Wieringo sur Les Quatre Fantastiques
76. La Maison des Secrets
77. Le rapport poids/utilité : si c'est nul, ça peut toujours servir à allumer un barbecue
78. Imaginer Rogue prononcer "sugah." ...Man, dat accent.
79. Phoebe and her Unicorn, le Calvin and Hobbes du XXIème siècle, avec une vraie licorne
80. Nextwave
81. CrossGen Comics. Une idée éditoriale délirante : contrairement à la méthode habituelle qui veut qu'un artiste bosse chez lui et envoie ses textes ou ses planches par la poste, éditeurs, scénaristes, dessinateurs, encreurs et coloristes étaient ici réunis dans les même bureaux, comme pour un journal. En résulte un des univers partagé les plus travaillés de l'histoire des comics, une brochette hallucinante de gros noms alliant anciennes gloires, auteurs à la mode et étoiles montantes (et aussi les prémices d'idées du futur comme les comics en ligne), mais aussi et surtout un cauchemar financier qui s'effondra après cinq petites années, laissant d'excellents titres inachevés.
82."In order for the universe to live, *insert name here* must die !"
83. Quand Prince Valiant rencontre Flash Gordon
84. Cette case.
85. Les posters géants en cinq parties à détacher TRES soigneusement
86. "Cut meself shavin" -Jonah Hex
87. Les Pionniers de l'Espérance. Flash Gordon à la française. Je n'ai jamais été en mesure de le vérifier, mais y paraît que c'est la première BD de SF communiste.
88. Lire des blogs de et sur la bédé
89. Des concepts étranges et qui marchent on ne sait comment, comme Will Eisner qui transforme l'Oncle Sam en vrai perso de bédé (avec aujourd'hui une longue continuité, voir, par exemple, les Freedom Fighters)
90. Les Marvel Digest du milieu des années 2000. Pas cher et ça tient dans la poche.
91."Choose your own xmas," la "bédé dont vous êtes le héros" selon Judge Dredd dans 2000AD prog 2012
92. Strange. Le magazine, pas le Docteur
93. Les Runaways de Marvel
94. The Warlord. Pelucidar à la mode DC
95. L'histoire de France en Bandes Dessinées. Un périodique qui porte décidément bien son nom. Une idée farfelue pleine d'images d'Epinal et dont la portée éducative est discutable, mais néanmoins passionnante.
96. Michel Vaillant
97. La cover d'Excalibur #16
98. L'Escadron Supreme
99. En fait, si, le Docteur Strange aussi
100. Last, but certainly not least, Tintin et Blake et Mortimer. Le pulp bruxellois.
1. Turok, Turok, Turok et Turok.
2. Des cases et des cases et des cases sur des pages et des pages et des pages de dessins
3. Lucky Luke
4. Hergé, Osamu Tezuka et Walt Disney
5. Planetary
6. Le Valiant Comics de Jim Shooter
7. La continuité. J'adore lire les aventures de personnages qui ont des décennies d'histoire(s) derrière eux. Rattraper vingt ans de parutions en trois jours de lectures compulsives, c'est un de mes grands plaisirs bédéphiles.
8. Super Picsou Géant
9. "SHAZAM !"
10. The Phantom, que je lis religieusement chaque jour depuis des années
11. Etre émerveillé par des trésors de storytelling et le dynamisme d'une page
12. On ne peut pas remanger cette succulente tarte aux pommes ou reboire son chocolat chaud, mais on peut relire une bédé.
13. Conan par Roy Thomas et John Buscema
14. Warren Ellis
15. Etre chauve, nu, pailleté et quand même péter la classe debout sur un surf
16. Buck Danny, Dan Cooper, Biggles et plein de bédés avec des n'avions
17. Kamandi, La Planète des Singes selon Jack Kirby
18. Les polars d'Ed Brubaker
19. Etre pris d'une frénésie achetative à la sortie d'une nouvelle série
20. Les reboots et adaptations de héros pulp (The Shadow par Howard Chaykin chez DC, le Spider du futur de Tim Truman, les éditions Moonstone, First Wave, les expérimentations de Dynamite...)
21. JLA/Avengers, "an event thirty years in the making," prétexte gamin et regressif à un festival de splash pages complètement folles de George Perez.
22. L'absence de symbole sur la poitrine de Power Girl
23. Usagi Yojimbo
24. Moins cher que la drogue et tout aussi efficace
25. M'croyez pas ? Lisez Swamp Thing, pour rire
26. Le Tarzan de Joe Kubert
27. Lire Judge Dredd avec la voix de Stallone
28. Jim Steranko et le Pop-Art
29. L'autre Captain Marvel. Et l'autre. Et l'autre.
30. Francesco Francavilla
31. Classics Illustrated, ou quand les grands noms du comic-book adaptent Dumas, Poe, Melville, Doyle, Hugo, Wells, Homère...
32. Les cinq premières pages de New X-Men #138
33. Les covers collector à thème (des singes, des zombies, des x-babies...)
34. The Spirit, le Citizen Kane des comics
35. EC Comics circa 1950-53, le Shining des comics
36. Les origines rétroactives. Les Invaders, par exemple, ou "comment rendre à une batterie de personnages épars et/ou oubliés dans l'histoire la gloire qu'ils n'ont jamais eu."
37. Leiji Matsumoto
38. Spider-Man 2099
39. Le beaucoup trop rare Marcelo Frusin.
40. Stan Lee. C'est un peu l'oncle bizarre de la famille, celui qui prétend voyager partout et raconte des histoires délirantes auxquelles personne ne croit en faisant de grands gestes désordonnés. Vous avez un oncle comme ça, ne mentez pas.
41. Paperinik, alias Fantomiald par chez nous. Un super-héros au pays des canards, inventé par... des italiens.
42. La batterie de héros western overkitschs qui traînent chez Marvel et DC
43. Axa et les délires post-apo sexy des 70's
44. Planet Hulk, quand John Carter se met au vert.
45. "I say thee NAY!"
46. Les citations hors-contexte
47. Jean Giraud, Gir et Moebius.
48. Lire un magazine de cent pages et quatre histoires pour 24FF (3.65€) quand les 'ricains payent 3$ pour vingt-cinq pages dont dix de pub...
49. Savage Sword of Conan, 2000AD, Metal Hurlant, Vampirella, Eerie, Creepy, Fantastik, Ere comprimée et une demi-douzaine d'autres magazines pour adultes des 70's.
50. Trop de tarzanides pour que je prenne la peine de les lister (Sheena, Akim, Ka-Zar,...)
51. Marvel 'Nuff Said et son expérimentation muette
52. John Constantine
53. The Immortal Iron Fist de Brubaker et Aja
54. JLA & JSA: Virtue and Vice, ce que les lecteurs de comics avaient de plus proche d'un megablockbuster hollywoodien avant les megablockbusters hollywoodien (c'est un peu écrit par David S. Goyer).
55. Angel Medina sur Spider-Man
56. Les daily strips d'une case/ligne/page
57. Quand Red Sonya devient Red Sonja
58. Rahan, fils des âges farouches
59. L'ère xénozoïque
60. "To me, my X-Men !"
61. Les Defenders
62. Les univers étendus Aliens et Predator, et le clash au milieu.
63. Anything Ghost Rider.
64. Calvin and Hobbes
65. Alix et Jhen, de Jacques Martin
66. Les deux-cent cinquante-sept séries qui naissent du ping pong éditorial sur certains personnages (Zorro, Tarzan, les multiples licences de King Features...)
67. Fin Fang Foom. Sérieusement. Un dragon géant en calbute violet, what's not to like ?
68. Les intégrales gargantuesques et le format omnibus
69. Jijé, le papa de la bédé belge moderne.
70. Le pop culture brew et le jeu des références
71. Lire en mangeant des biscuits
72."LOOK ! Naked Belgians !" -Spider-Man dans The Amazing Spider-Man Dark Reign: The List
73. Les Quatre Fantastiques
74. Carlos Pacheco sur Les Quatre Fantastiques
75. Mike Wieringo sur Les Quatre Fantastiques
76. La Maison des Secrets
77. Le rapport poids/utilité : si c'est nul, ça peut toujours servir à allumer un barbecue
78. Imaginer Rogue prononcer "sugah." ...Man, dat accent.
79. Phoebe and her Unicorn, le Calvin and Hobbes du XXIème siècle, avec une vraie licorne
80. Nextwave
81. CrossGen Comics. Une idée éditoriale délirante : contrairement à la méthode habituelle qui veut qu'un artiste bosse chez lui et envoie ses textes ou ses planches par la poste, éditeurs, scénaristes, dessinateurs, encreurs et coloristes étaient ici réunis dans les même bureaux, comme pour un journal. En résulte un des univers partagé les plus travaillés de l'histoire des comics, une brochette hallucinante de gros noms alliant anciennes gloires, auteurs à la mode et étoiles montantes (et aussi les prémices d'idées du futur comme les comics en ligne), mais aussi et surtout un cauchemar financier qui s'effondra après cinq petites années, laissant d'excellents titres inachevés.
82."In order for the universe to live, *insert name here* must die !"
83. Quand Prince Valiant rencontre Flash Gordon
84. Cette case.
85. Les posters géants en cinq parties à détacher TRES soigneusement
86. "Cut meself shavin" -Jonah Hex
87. Les Pionniers de l'Espérance. Flash Gordon à la française. Je n'ai jamais été en mesure de le vérifier, mais y paraît que c'est la première BD de SF communiste.
88. Lire des blogs de et sur la bédé
89. Des concepts étranges et qui marchent on ne sait comment, comme Will Eisner qui transforme l'Oncle Sam en vrai perso de bédé (avec aujourd'hui une longue continuité, voir, par exemple, les Freedom Fighters)
90. Les Marvel Digest du milieu des années 2000. Pas cher et ça tient dans la poche.
91."Choose your own xmas," la "bédé dont vous êtes le héros" selon Judge Dredd dans 2000AD prog 2012
92. Strange. Le magazine, pas le Docteur
93. Les Runaways de Marvel
94. The Warlord. Pelucidar à la mode DC
95. L'histoire de France en Bandes Dessinées. Un périodique qui porte décidément bien son nom. Une idée farfelue pleine d'images d'Epinal et dont la portée éducative est discutable, mais néanmoins passionnante.
96. Michel Vaillant
97. La cover d'Excalibur #16
98. L'Escadron Supreme
99. En fait, si, le Docteur Strange aussi
100. Last, but certainly not least, Tintin et Blake et Mortimer. Le pulp bruxellois.
lundi 1 avril 2013
vendredi 1 février 2013
Perils on Planet X
Perils on Planet X, c'est pulpy, ça pique un peu chez Edgar Rice Burroughs, ça sent les FlashGordoneries des 30's et la SF en plastique des 50's. C'est gratuit, c'est en ligne, et ça commence maintenant.
mercredi 30 janvier 2013
Random work of wow : Jonah Hex
J'aurais sans doute pu (du?) étayer un peu mon propos sur l'étrangeté du Jonah Hex post-apo, son histoire, tout ça, mais voyez-vous, là est justement tout l'intérêt du personnage : Jonah Hex n'a pas besoin d'histoire, comme nous le démontre avec beaucoup d'à-propos le toujours très pulp Francesco Francavilla.
mardi 29 janvier 2013
Riders of the Purple Sage
Parfois, au hasard, on tombe sur de chouettes choses.
Riders of the Purple Sage est un vieux roman. Ecrit en 1912 par Zane Grey, il est considéré comme l'oeuvre majeure du western et celui qui popularisa la recette classique du genre. Produit par ses vedettes (Ed Harris et sa compagne, Amy Madigan), Riders of the Purple Sage est aussi un téléfilm de 1996, cinq ou sixième adaptation du roman (la première date de 1918 et une version de 1925 affichait rien moins que Tom Mix dans le rôle principal), et un beau téléfilm. La photo y est superbe, éclairée naturellement par des paysages grandioses, et porté par un scénario qui ne cache pas son âge, mêlant aux plus grosses ficelles du mélodrame populaire les plus beaux archétypes du western américain.
Et on se prend au jeu des références.
Le mystérieux vengeur qui débarque dans le ranch tenu par une jeune femme seule contre tous, n’est pas sans évoquer le Pale Rider biblique d'Eastwood. Avec son look d’épouvantail efflanqué, son regard hanté et son étrange perruque, Ed Harris est une de ces silhouettes dont on se raconte la légende au coin du feu. Seulement, là où la figure fantomatique de Clint déambulait, désincarnée, dans un paysage de mort, Ed Harris est bel et bien humain, animé par une vengeance qu'il couve depuis des années et par l'amour qu'il éprouve pour Amy Madigan dans le rôle d'une femme au passé pas si différent.
Evidemment, il y a aussi dans Riders of the Purple Sage de ces conventions télévisuelles qui font sa nature. Les méchants sont très méchants, l'amour est toujours vainqueur et lorsque le héros dégaine, dans le dernier quart d'heure, l'arme qu'il avait juré de ne plus utiliser, c'est l'Apocalypse. Ou quelque chose comme ça.
Riders of the Purple Sage est de ces bons westerns qui n'ont ni la possibilité ni la prétention d'être autre chose qu'un bon western. Plein de belles images et de caractères trempés aux paroles aussi simples que leurs costumes. La réalisation est propre, les accessoires sonnent authentique, le casting est excellent. Riders of the Purple Sage est un film à voir. Vraiment.
Riders of the Purple Sage, enfin, s'appelle Les Cavaliers de la Mort en français. Les voix du Seigneur...
Et on se prend au jeu des références.
Le mystérieux vengeur qui débarque dans le ranch tenu par une jeune femme seule contre tous, n’est pas sans évoquer le Pale Rider biblique d'Eastwood. Avec son look d’épouvantail efflanqué, son regard hanté et son étrange perruque, Ed Harris est une de ces silhouettes dont on se raconte la légende au coin du feu. Seulement, là où la figure fantomatique de Clint déambulait, désincarnée, dans un paysage de mort, Ed Harris est bel et bien humain, animé par une vengeance qu'il couve depuis des années et par l'amour qu'il éprouve pour Amy Madigan dans le rôle d'une femme au passé pas si différent.
Evidemment, il y a aussi dans Riders of the Purple Sage de ces conventions télévisuelles qui font sa nature. Les méchants sont très méchants, l'amour est toujours vainqueur et lorsque le héros dégaine, dans le dernier quart d'heure, l'arme qu'il avait juré de ne plus utiliser, c'est l'Apocalypse. Ou quelque chose comme ça.
Riders of the Purple Sage est de ces bons westerns qui n'ont ni la possibilité ni la prétention d'être autre chose qu'un bon western. Plein de belles images et de caractères trempés aux paroles aussi simples que leurs costumes. La réalisation est propre, les accessoires sonnent authentique, le casting est excellent. Riders of the Purple Sage est un film à voir. Vraiment.
Riders of the Purple Sage, enfin, s'appelle Les Cavaliers de la Mort en français. Les voix du Seigneur...
jeudi 24 janvier 2013
Une chanson de feu et de glace
Ne te méprends pas sur le titre, cher lecteur, il ne s'agit aucunement d'un article dédié à la saga romanesque de George R.R. Martin. Non, non, Fire and Ice est un film d'animation signé Frank Frazetta et Ralph Bakshi qui, comme on peut s'y attendre vu l'identité de ses papas, sent bon la sword and sorcery.
1983, le cinéma de genre est en plein boom "fantasy de papa" suite au succès du Conan de Millius. Ralph Bakshi, a qui l'ont doit entre autre le dessin-animé avorté adapté du Seigneur des Anneaux à la fin des années 70, contacte son ami Frank Frazetta, illustrateur connu et reconnu du Cimmérien et de tas d'autres barbares plus ou moins moyen-âgeux, pour faire un film dans un univers rien qu'à eux et avec une patte graphique bien déterminée. Pas question de faire un film pour les gosses, les deux compères veulent du monstre velu, des pagnes en peaux de bêtes et des princesses topless. Ca n'a pas empêché le truc d'être "rated PG", mais c'est pas Cendrillon non plus. Oh non.
Le script est signé par Gerry Conway et Roy Thomas. Thomas, à l'époque à l'oeuvre sur le comics Conan de Marvel, appellera d'ailleurs Conway à l'aide pour la rédaction du script du film Conan the Destroyer l'année suivante. Pour l'anecdote, il semblerait que les deux compères se soient, à l'initiative de Ralph Bakshi, plus ou moins inspirés du poème Fire and Ice de Robert Frost (1923) pour créer leur postulat de base : le réalisateur, alors en pleine préproduction pour son deuxième volet du Seigneur des Anneaux -qui ne verra jamais le jour-, s'intéresse aux récits emblématiques de la fantasy. Parmi eux, donc, un petit poème inspiré par l'Enfer de Dante Alighieri.
Some say the world will end in fire;
Some say in ice.
From what I've tasted of desire
I hold with those who favor fire.
But if it had to perish twice,
I think I know enough of hate
To say that for destruction ice
Is also great
And would suffice.
Vu l'identité de son designer, personne ne sera surpris que le graphisme de Fire and Ice soit... particulier. On y reconnait autant la touche Frazetta que celle de l'animateur en chef (Bakshi avait déjà travaillé sur Fritz the Cat et Wizards dans les 70's et réalisera entre autres Cool World) et le résultat, voulu résolument adulte, paraît parfois incroyablement forcé. Frazetta est un des cover artists les plus recherché du moment et il sait comment accrocher l'oeil du badaud. Des demoiselles court vêtues, des barbares musclés couverts de sang et des monstres plus ou moins préhistoriques. S'il y avait une charte du parfait design de sword and sorcery, Fire and Ice cocherait soigneusement chaque prérequis. Techniquement, la chose est également très étrange. L'animation use du procédé de rotoscoping alors à la mode qui aide à des mouvements extrêmement fluides et le character-design très stylisé amplifie encore la chose, donnant parfois au personnages un côté désarticulé des plus surprenants. Toutefois, rien de bien méchant et le tout se marierait fort bien si certains backgrounds n'étaient aussi flou et diffus. Les peintures de James Gurney (Dinotopia) utilisées en toile de fond sont belles mais nombre d'entre elles, notamment en forêt, sont terriblement confuses et les cellulos très détaillés de Bakshi en ressortent très fort, laissant une impression de rêverie pas désagréable mais spatialement improbable. Pendant une poursuite, repérer qui va où est tout simplement impossible. Les couleurs, entre violets "corail" et verts "Mer du Nord", n'aident pas non plus. En résultent des plans certes maîtrisés techniquement mais terriblement confus narrativement.
Le parti-pris stylistique fonctionne néanmoins et Fire and Ice dispose d'une identité graphique qui fait incontestablement une grande partie de son charme. Son univers prend forme sans difficulté et l'oeil du spectateur, s'il n'est pas toujours très au fait de la position spatiale des protagonistes, va et viens au gré des coups de pinceaux puissants de Frazetta.
La peinture à l'huile en toile de fond (parfois sur plusieurs couches superposées) pour des personnages très découpés, c'est moins clair que l'aquarelle de chez pépé Disney mais question ambiance, ça fait pas un pli.
Et heureusement, car c'est sur cet habillage stylistique que le film tiens, une heure et demi durant, l'attention d'un spectateur assoupi. Le scénario de Fire and Ice, loin de ses prétentions artistiques et techniques, reste aussi ténu que son poème d'origine : si l'on y retrouve avec plaisir les fixettes de Frazetta (le Death Dealer, les bikinis), difficile de savoir ce qui a bien pu motiver Conway et Thomas pour la rédaction d'un script aussi fade -remarquez, Conan the Destroyer ne leur sera pas plus profitable. L'histoire de Teegra et Larn repose sur un improbable enchaînement de rencontres fortuites pendant que les deux puissances polaires du Monde se livrent une bataille de messagers. A la fin, il ne peut en rester qu'un et les gentils triomphent, bien évidemment.
On pourra reprocher à Fire and Ice d'essayer un peu trop fort d'être un classique et la banalité de son propos, mais il est néanmoins difficile de rester insensible à un film qui réussi le mariage contre-nature d'une animation résolument adulte (le sexisme évident du truc en devient même comique) et d'une fantasy plus jeune. Le rythme est soutenu, les voix convaincantes et la musique sert admirablement l'action. De poncif en poncif, on entre dans un monde lugubre et fantastique, aux couleurs irréelles, loin de la froide Cimmérie ou des déserts de Kush.
Et puis quand même... C'est beau.
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