dimanche 17 avril 2016

"There's not much market for that"

En décembre 2015, Melville Books publiait dans sa collection The Last Interview un livre dédié à Philip K. Dick. Un recueil de conversations s'étalant de la toute première interview donnée par l'auteur en 1954 à la dernière, un jour avant sa mort. On y retrouve l'homme hanté par la paranoïa et ses multiples tentatives de suicide que nous vend la légende, ses expériences avec l'alcool, les amphétamines et des drogues plus mystiques qui façonnèrent ses univers, mais aussi, souvent, un humour très sec et pince-sans-rire dont peu l'imaginent capable.

Ainsi, lorsqu'un magazine lui demande si sa nouvelle La foi de nos pères, publiée en 1967 dans l'anthologie Dangereuses visions d'Harlan Ellison, a été écrite "sous l'influence de l'acide", il répond :


"Ce n'est absolument pas vrai. D'abord, vous ne pouvez pas écrire quoi que ce soit quand vous êtes sous acides. J'ai fait une page sous acide, mais elle était en latin. Tout le truc était en latin et un petit morceau en sanskrit, et il n'y a pas beaucoup de marché pour ça. Ca n'entre pas dans ce que je publie."

A... méditer ?

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